Le four

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Présents dans chaque village et dans presque chaque hameau, les fours à pain, construits en pierre et souvent coiffés de lauzes, constituent un élément majeur du patrimoine bugiste.

Bâtis en pierre du pays, le plus souvent voûtés, ces édifices rectangulaires sont recouverts de lauzes ou de tuiles écaillées. Le fournil abrite des banquettes en pierre ou de simples plateaux de bois utilisés pour le dépôt des panetons. La voûte maçonnée du fournil empêche le contact des braises avec la charpente. La « gueule » du four est obstruée par une porte métallique montée sur une coulisse horizontale.

Il existe, en Bugey, deux grands types de fours à pain (si on excepte les rares fours particuliers présents dans les fermes isolées). En Bas Bugey, le fournil, voûté en tuf, n’est pas fermé. De plus, cette façade ouverte est fréquemment surmontée, comme pour les habitations d’ailleurs, d’un escalier de dalles appelé pignon à redents ou à lauzes. Par contre, en Haut-Bugey, sur le plateau d’Hauteville-Brénod, le fournil appelé « chapelle » est fermé, pour isoler le four du froid, donnant ainsi à l’édifice l’apparence d’une maisonnette sans fenêtre.

Ces fours témoignent d’une tradition communautaire remontant au Moyen-Age. A cette époque, pour les utiliser, la communauté villageoise était dans l’obligation de payer une taxe appelée « banalités » à son seigneur qui avait construit le four à pain. En 1790, la gestion des fours est revenue aux municipalités. Les fours banaux devinrent communaux.

Les municipalités attachèrent toujours un grand intérêt aux fours. Au XIXe siècle, elles établirent même des règlements pour prévenir des incendies et des contestations. Souvent, des « rixes sérieuses » survenaient entre utilisateurs. Personne ne voulait chauffer le premier pour deux raisons : la trop grande quantité de bois à brûler et la difficulté à réaliser de bonnes premières fournées. Il était alors souvent exigé que chaque four n’aurait que deux ou trois fournées par jour. Tous ceux voulant cuire étaient obligés d’aller s’inscrire la veille, soit sur un panneau de bois placé à l’intérieur du four, soit auprès du dépositaire de la clef du four, qui leur délivrait un numéro. Quant aux incendies, ils étaient fréquents pour les habitations à proximité des fours car les toitures des fermes généralement en chaume ou en bardeaux étaient très inflammables. Les municipalités prirent donc des mesures de sécurité. Le feu ne devait être allumé qu’après le jour et éteint avant la nuit ; la braise et les cendres ne devaient être transportées que de jour dans des vases couverts.

Avec le développement des boulangeries et la diminution progressive du nombre d’agriculteurs au XXe siècle, l’utilisation des fours à pain se raréfia et aujourd’hui, ils ne servent plus que pour des fêtes de village organisées par les associations locales qui cuisent le pain mais le plus souvent, les traditionnelles « galettes au sucre » ou des tartes salées….

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Les lavoirs

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La création des lavoirs résulte ainsi d’une prise de conscience collective de l’importance de la salubrité publique et des principes élémentaires d’hygiène.
« Choléra, variole et typhoïde meurtrissent le XIXe siècle. L’eau devient l’objet d’une attention accrue. Que ce liquide puisse propager des maladies est désormais prouvé. Veiller à sa pureté devient un impératif. Or la cause principale de son insalubrité réside en ce qu’un même point d’eau sert à de multiples usages. Les femmes vont laver leur linge à la rivière, à la fontaine ou à la mare communale. Les inconvénients sont évidents : les habitants qui viennent s’approvisionner à la mare ou à la fontaine pour leurs tâches domestiques n’y trouvent qu’une eau souillée par les savons et les saletés » . Il apparaît nécessaire de supprimer au plus vite ces foyers d’infection. L’édification de lavoirs s’impose. En plus de l’amélioration de la salubrité publique, les lavoirs apporteront un progrès de l’hygiène individuelle. La propreté du corps devient un impératif et celle du vêtement l’est tout autant. Les épidémies ont appris que le linge peut véhiculer des germes malsains.

Les premiers bâtiments réservés au lavage n’apparaissent qu’au temps des Lumières. Il faut attendre le siècle suivant pour qu’ils équipent villes et villages, quelle que soit leur importance. En examinant l’histoire locale, on constate effectivement que c’est après 1850 que ces lavoirs firent vraiment et partout leur apparition, les lavoirs tels que nous les connaissons : aménagés, couverts, transformés en bâtiments fonctionnels et considérés comme indispensables à la vie de la cité. L’année de construction est parfois gravée sur les poutres.

La création des lavoirs a développé à la fois le souci de propreté, et les notions d’hygiène. En facilitant un tant soit peu le labeur des lavandières, ces lavoirs encouragèrent un meilleur entretien du linge et des vêtements . Ils devinrent rapidement un lieu d’échange et de communication.

« On lavait le linge et on salissait le monde ».

Le lac d’Arboreaz

Le lac d’Arboréaz a conservé son aspect naturel et sauvage. Il est désormais célèbre grâce à Jean BECKER et à son film « Les enfants du Marais » (1998), et une séquence de pêche dans « Dialogue avec mon jardinier »

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Photos de tournage © Dominique le Strat

Le lac est réservé à la pêche (en régie par la commune)
Cartes de pêche à l’année et à la journée.
Régisseur: Frédéric GROS Tel: 04 79 87 74 64. P 06 14 05 75 53

Il a une superficie de 7 hectares et une profondeur moyenne de 12 mètres. On y trouve carpes, tanches, brochets, perches, gardons, rousses, ablettes… le tout dans un cadre enchanteur.

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La réfection du clocher de l’église

Une histoire de clocher qui s’envole.
Tous les habitants qui avaient pu se libérer étaient là pour assister à l’évènement : le clocher, déposé à coté de sa tour, entouré pendant 3 semaines des soins attentifs des charpentiers couvreurs allait jouer la fille de l’air à 14 heures, vendredi. Les spectateurs s’interrogent. Pour l’équipe au travail, le temps est à la concentration extrème. Lentement, la structure sélève sans heurter les murs voisins dans un ballet très aérien : le balancement inperceptible, le tournoiement de la pièce pour offrir le bon coté à la bonne assise, la juxtaposition des deux éléménts pour un encastrement parfait au centimètre près…..

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Le maire est satisfait, son village s’est inscrit dans une démarche constructive de sauvegarde du patrinoine. L’église dédiée à Saint Apollinaire méritait bien une intervention de rénovation !!!!!!

Histoire de bel ouvrage : un clocher de 7,8 tonnes, haut de 14 mètres avec la croix soutenue par un bulbe de cuivre, plus de 4000 ardoises de 5,5 milimètres d’épaisseur.

Le clocher du haut de ses 27 mètres
domine à nouveau fièrement son village.

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Mr le député Etienne BLANC et Mr le Pt du CG Rachel MAZUIR

Colomieu, le pays des hommes libres

C’est un trou de verdure où chante une rivière, a écrit Arthur RIMBAUD dans son magnifique poème « Le dormeur du val ». Ces vers font penser à la commune de COLOMIEU, village de 125 âmes, lové dans cette petite vallée où coule l’Agnens, tantôt torrent impertinent, tantôt rivière paisible dont la magie des méandres attire les gosses du village au fil des générations.
Si il y fait très froid l’hiver, l’été on entend les cigales, et il fait bon s’y promener pour admirer « la roche percée », tunnel naturel creusé par les glaciers, ou encore le lac d’Arboréaz, rendu célèbre par le film de Jean BECKER « Les enfants du marais ».

On ne passe pas à COLOMIEU, on y vient, et parfois, on y reste…

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Les commerçants et artisans

COLOMIEU ne compte pas moins de 6 artisants , commerçants et agriculteurs:

BEDAT LUMINAIRE
BEDAT Gilles 381 chemin de Sancerre
01300 COLOMIEU
SITE INTERNET: www.bedat-luminaire.com

BOIS DE CHAUFFAGE
PERRIER Bernard 347 Route du Vernay
01300 COLOMIEU
Tél : 04 79 81 04 19
Travaux forestiers, élagage, abattage, débardage, broyage…

EARL DE BUIS PRODUCTION LAITIERE
Cédric GUILLOUT
ROUTE DU VERNAY
01300 COLOMIEU
Tél : 04 79 81 92 79
Mail : cedric.guillout@orange.fr

HOM’COIFFURE
CODEX Murielle 183 Rue de l’Eglise
01300 COLOMIEU
Tél : 04 79 42 21 08

NAUDIN Christel Polyculture- élevage

Route du Vernay
01300 COLOMIEU

EPICIER-BOULANGER
Passage trois fois par semaine (mercredi, vendredi et dimanche)

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